«Ils veulent une autre politique»

«Ils veulent une autre politique» dans Mekki Abdelhak constlogo

Le dossier du jour Edition du 9/4/2012 


Avis - Les législatives prochaines interviennent dans un contexte politique régional et international très particulier, d’où l’importance de la mobilisation des jeunes en perspective
de cet événement.

Au niveau national, ce sont les réformes politiques engagées depuis quelques mois déjà, ainsi que la révision de la Constitution laissée au soin de la future APN, qui occupent les devants de la scène politique. Au niveau international, c’est de toute évidence le printemps arabe et les révoltes des jeunes qui font la Une depuis presque une année.
Ce dernier élément a confirmé la détermination de la jeunesse arabe à vouloir changer la situation dans ses pays respectifs. «Ces révoltes ont également le mérite, une fois n’est pas coutume, d’en finir avec les préjugés qu’on avait de la jeunesse arabe d’une manière générale et de la jeunesse algérienne plus particulièrement, selon lesquels elle est peu préoccupée par les intérêts de la nation et encore moins par l’intérêt que suscite la politique intellectuelle», a indiqué Abdelhak Mekki, politologue.
Or, Il se trouve que c’est cette même jeunesse qui a montré une grande volonté de changement et «une maturité politique dans le sens où elle a fait des révoltes sans qu’elle fasse usage de l’extrême violence. Elle a su également rester debout pendant des mois dans les pays arabes qui ont été touchés par les vents de révolte», poursuit notre politologue. Pour lui, ce comportement ne peut se traduire que par la volonté de cette masse populaire à «participer activement et sainement à la scène politique en éliminant toutes les pratiques anciennes des régimes totalitaires, dictatoriaux et personnifiés.
En d’autres termes, elle veut une autre une politique», a-t-il ajouté avant de rappeler les événements qu’a connus notre pays au début de l’année dernière lorsque des milliers de jeunes sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. On a beau dire que ce sont les augmentations des prix des produits de première nécessité qui ont déclenché les émeutes de janvier 2011, les raisons de cet embrasement sont multiples et complexes.
Aux problèmes sociaux dans lesquels sombre la jeunesse algérienne, il faudrait ajouter l’absence des droits de la citoyenneté.
En exprimant leur colère face à la cherté de la vie, les jeunes émeutiers ont lancé un message : «Une meilleure vie et une meilleure participation à la vie sociopolitique», précise notre politologue qui n’hésite pas à ouvrir une parenthèse sur les prochaines législatives et le vote des jeunes. Selon Abdelhak Mekki, «on ne peut pas donner de l’importance à ces élections pour la simple raison qu’il va y avoir une réforme constitutionnelle».
Autant de facteurs préjudiciables à la mobilisation de la jeunesse auxquels vient se greffer l’image, très peu flatteuse, que les jeunes ont des députés. Enfin, pour mobiliser les jeunes, Mekki préconise de les «associer car un printemps arabe en Algérie est une possibilité toujours plausible», dit-il.

A.B


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