Le directeur général de la Protection civile Algérienne, M.El Habiri, fustige notre proposition de CANADAIRS !

De l’est à l’ouest en passant par le centre, les feux de forêt ont ravagé des centaines d’hectares. Des maisons calcinées, des arbres fruitiers carbonisés, des terrains agricoles brûlés et des familles sinistrées.


Au secours! La forêt brûle! Une quarantaine de feux de forêt ont été enregistrés au cours de ces dernières 72 heures. Ces incendies ont touché une vingtaine de wilayas à travers le territoire national. De l’est à l’ouest en passant par le centre, les feux de forêt ont ravagé des centaines d’hectares. Des maisons calcinées, des arbres fruitiers carbonisés, des terrains agricoles brûlés et des familles sinistrées. La canicule, qui a frappé le pays depuis mardi dernier, où des températures dépassant 42° ont été enregistrées sur le littoral, est dans la majorité des cas à l’origine de ces sinistres. C’est, d’ailleurs, l’explication avancée par le premier responsable de la Protection civile, le colonel El-Habiri. Les wilayas de Jijel et de Aïn Defla sont les plus touchées par ces feux. Pas moins de sept incendies ont été enregistrés à Jijel rien que pour la journée du jeudi. Selon les services de la Protection civile de cette wilaya, quatre importants incendies se sont déclarés au niveau des communes d’El Aouana, Oudjana et Sidi Marouf. Les éléments de la Protection civile ont déployé «d’importants moyens d’intervention, dont la colonne mobile».

Dans la même wilaya, on signale trois départs de feu. Après avoir ravagé quelque 10 hectares dans la commune d’Oudjana, ces trois foyers ont été maîtrisés par les sapeurs-pompiers. En l’espace de 72 heures, la wilaya de Aïn Defla a recensé sept feux de forêt. Environ une centaine d’hectares ont été dévastés dans les localités de Aïn Bouyahia, Miliana, Aïn Torki, Djellida et Aïn Lechiakh. A noter qu’en raison de la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe souvent cette wilaya, Aïn Defla a enregistré 61 foyers qui ont ravagé plus de 650 hectares en ce mois de juillet. Les autres wilayas concernées par ces feux de forêt sont Tipasa (4 incendies), Bordj Bou Arréridj (3), Sidi Bel Abbès (1), Mascara (1), Tébessa (1), Tlemcen (1), Sétif (1), Mostaganem (1), Aïn Defla (1), Tizi Ouzou (3), Boumerdès (1), Béjaïa (2), Skikda (1), Bouira (1), Relizane (1), Blida (3), Chlef (1) et El Tarf (1). Dans une déclaration à la presse, le colonel El Habiri a fait savoir que ses services enregistrent depuis le début de la saison estivale, une moyenne journalière de 20 à 25 feux de forêt. Cet embrasement touche aussi, selon le premier responsable de la Protection civile, des vergers et des palmeraies. Par la même occasion, la même source est revenue sur les moyens déployés par son institution afin de faire face à ces situations. Il a tenu à rendre hommage, d’abord, à ses services qui, selon lui, peuvent «maîtriser n’importe quel feu de forêt». M.El Habiri a souligné que les effectifs de ces brigades sont entraînés par des officiers formés en France, et ce, dans le cadre d’une convention de coopération signée en 2006 entre les deux pays. Dans le même sens, il a tenu à relever l’existence d’une douzaine de brigades mobiles, fortes de quelque 6000 officiers et sapeurs-pompiers «hautement entraînés», et dotés d’équipements spécifiques à la lutte contre les incendies de forêt, qui sont chargées de venir à la rescousse des services de la Protection civile des différentes wilayas en cas de nécessité. Revenant sur la lutte aérienne contre les incendies, M.El Habiri a jugé que cette méthode nécessitera à l’Algérie une flotte composée d’au moins quinze à vingt canadairs, des pilotes qualifiés et une accessibilité à l’eau. Et d’expliquer que l’utilisation des moyens aériens n’est pas rentable pour un pays comme l’Algérie, qui ne recèle pas de grandes forêts, alors pourquoi acquérir des canadairs qui ne seront utilisés que quinze à vingt jours par an. Soulignant le rôle majeur joué par l’Armée nationale populaire, M.El-Habiri estime qu’il est urgent de reboiser la forêt tout en prévoyant des pistes qui serviront, plus tard, de coupe-feu et permettront aux services concernés de pénétrer la forêt et de lutter contre d’éventuels incendies.
Le responsable de la Protection civile indique que ses services ambitionnent de doubler leurs effectifs d’ici 2013. Ils sont estimés aujourd’hui à 35.000 éléments et passeront à 70.000 dans les quatre prochaines années.

Tahar FATTANI

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