Les voyages des ulémas de Tlemcen ont contribué au rayonnement intellectuel de la cité

Rédaction Radionet - Vendredi, 25 Mars 2011 19:32

Les voyages des ulémas de Tlemcen au Moyen-âge,  à travers différentes régions du Maghreb et du Machreq, ont contribué au rayonnement  des sciences dans la villes des zianides, ont souligné les participants au colloque  international sur « L’islam au Maghreb arabe et le rôle de Tlemcen dans sa propagation »,  qui se tient dans cette ville.

Dans une conférence sur « Le Voyage de Abou Abbas Ibn Marzouk Et-Tilimsani  et son écho en Orient », le Dr Filali Abdelaziz, de l’Université de Constantine,  a indiqué mercredi que les ulémas de Tlemcen se sont distingués par leurs déplacements  à la recherche du Savoir et à la rencontre de grands cheikhs et savants et  pour l’enseignement dans diverses écoles et zaouias des grandes cités arabes.

Le conférencier a abordé dans ce contexte la personnalité d’Ibn Marzouk  qui fut un « modèle du savant pieux et ascète, respecté par ses pairs, les soufis,  les juges et les hommes d’Etat au Caire, à la Mecque et Médine ».

L’universitaire émirati Abdessamie Mohamed El Anis a souligné, dans sa  communication, qu’un grand nombre de scientifiques de Tlemcen s’étaient rendus  en Orient où ils avaient rencontré des savants et s’étaient abreuvés de livres  de Hadith et ses sciences pour les enseigner à leur tour.

Selon le conférencier, Sahih El Boukhari était parvenu à Tlemcen à  travers Abi Djaafar Ahmed Ibn Nasr Douadi et a été diffusé par une pléiade de  savants, ce qui constitue une indication précise que les ulémas s’étaient déplacés  dans plusieurs contrées à la quête de connaissances et du savoir.

De son côté, Bouayad Larbi de l’Université de Rabat (Maroc) a donné  des exemples vivants de savants voyageurs qui ont excellé dans la description  des villes et l’architecture à travers des écrits produits lors de leurs périples  et qui ont inspiré des ingénieurs et bâtisseurs dans la création d’un nouveau  type de construction dans certaines villes, telles que Fès, Tlemcen et Marrakech.

Il a ajouté que ces actions ont contribué à la création de trois modèles  de ville, l’authentique, l’importé et l’hybride.

Pour sa part, Mohamed Bourokba de l’Université d’Oran a abordé, dans  sa communication « l’apport des ulémas de Tlemcen à la science à l’ère des zianides »,  le rôle de cette ville « perle du Maghreb » dans l’honorification des scientifiques  et l’amélioration de leur statut.          Dans ce sens, il a souligné que les rois de Tlemcen avaient mis  en place des institutions scientifiques et éducatives et invitaient les ulémas,  les théologiens et les écrivains à y enseigner faisant d’elles un pôle scientifique  et une source de fierté pour le monde islamique à cette époque.

Le conférencier a ajouté que cet intérêt a contribué à l’émergence d’un  grand nombre de scientifiques, de savants, d’écrivains, d’historiens et de  conteurs et favorisant un rayonnement de la pensée à Tlemcen, à l’image de celui  connu dans les capitales de l’Orient islamique.           M. Abid Boudaoud de l’Université de Mascara a animé, de son côté, une  communication intitulée « Lecture dans la relation de Tlemcen zianide avec les  dynasties hafside et mérinide », dans laquelle il a mis l’accent sur les expéditions  militaires ciblant l’Etat de Béni Abdeloued, tout en rappelant le siège de Tlemcen  qui avait duré plus de 8 ans et ses conséquences sur les habitants et les ulémas.

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